Dans un contexte sécuritaire encore marqué par la prolifération des armes légères et de petit calibre, la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC) intensifie ses actions sur le terrain afin de consolider l’autorité de l’État et d’asseoir une gouvernance sécuritaire moderne.
Dernièrement, la Commission a conduit des opérations d’identification des armes détenues par différents acteurs, tant étatiques que non étatiques. Cette démarche ne relève pas d’un simple exercice d’inventaire administratif. Elle s’inscrit dans une vision stratégique visant à instaurer une traçabilité rigoureuse et durable des armes en circulation sur le territoire national.
Dans la province du Sud-Kivu, particulièrement à Uvira, les experts de la CNC-ALPC ont été déployés pour procéder au marquage et à l’enregistrement technique des armes. L’objectif est clair : attribuer à chaque arme une identité numérique unique, permettant son suivi en temps réel et réduisant ainsi les risques de détournement, de trafic illicite ou d’utilisation abusive.

Cette opération d’identification constitue une étape essentielle dans la mise en œuvre du Plan d’Action National sur la gestion des armes légères et de petit calibre. Elle traduit la volonté des autorités congolaises d’adopter des standards internationaux en matière de contrôle, de sécurisation et de transparence.
Comme l’a rappelé le Secrétaire permanent de la CNC-ALPC, Excellence Landry Bisidi Tshilombo, « il n’y a pas de développement sans sécurité ». Une affirmation qui résume parfaitement l’enjeu : sans maîtrise des flux d’armes, aucune politique de stabilisation, de reconstruction ou de croissance économique ne peut prospérer durablement.
À travers ces opérations techniques et stratégiques, la CNC-ALPC démontre que le contrôle des armes ne relève pas uniquement d’une obligation réglementaire, mais d’un impératif de souveraineté nationale et de consolidation de la paix.
Cellule COM.